Vision Mondiale
Chanhsy et Putsavanh ont fui l'esclavage domestique
Chanhsy* et Putsavanh*, deux jeunes filles issues de familles défavorisées dans la campagne du Laos, ont été vendues comme domestiques afin de travailler pour des gens aisés en Thaïlande.
Une fois arrivées dans leur nouvelle propriété, les jeunes filles y ont été enfermées, telles des prisonnières. Chanhsy, 13 ans, n'a jamais été rémunérée en trois ans de travail comme employée domestique. « Je travaillais du matin jusqu’à minuit. Je cuisinais, lavais le linge, faisais le ménage, nourrissais les chiens. Je ne pouvais pas partir car ils avaient installé des caméras pour me surveiller. J'étais retenue à l'intérieur de la maison », raconte Chanhsy.
Putsavanh, 14 ans, a également travaillé sans relâche, sans être rémunérée. « Lorsqu'ils n'étaient pas satisfaits de mon travail, ils me battaient. Un jour, ils m’ont donné un coup d’une telle violence sur les oreilles que je ne pouvais rien entendre pendant quelque temps », raconte Putsavanh.
Alors que ses employeurs dormaient, Chanhsy s'est enfuie en escaladant le mur. Elle a reçu de l'aide d'autres ressortissants du Laos qui vivaient en Thaïlande, et la police locale a travaillé à la rapatrier au Laos.
Putsavanh s'est échappée après avoir été mordue par le chien de ses employeurs. Elle a reçu de l'aide de la part d'un centre de transit géré par le gouvernement qui vient en aide aux victimes de trafic, pour être renvoyée au Laos. Elle a été ramenée à son village avec l'aide du Ministère du Travail et des Affaires Sociales du Laos.
Depuis leur retour, Chanhsy et Putsavanh ont toutes deux reçu du soutien de la part de Vision Mondiale et du gouvernement laotien pour les aider à se réintégrer. Vision Mondiale a aidé les femmes à développer des compétences techniques, leur permettant de travailler dans leur village. À présent, elles ont toutes deux un emploi : Chanshy est maraîchère et Putsavanh est tailleuse.
*Leurs noms ont été changés afin de protéger leurs identités.